Archive pour la catégorie 'Diplomatie / International'

Amérique du Sud: réunion des ministres des Finances et des banquiers

AFP le 27/10/2008 08h41

Après la chute des marchés en Amérique latine, les pays du Mercosur, le marché commun du cône sud, vont se concerter pour faire face à la tempête financière lors d’une réunion de crise, lundi à Brasilia.

Les ministres des Finances et les présidents des banques centrales des pays membres (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) ont été conviés par le gouvernement brésilien, qui exerce la présidence tournante du bloc économique.

Ils devraient tenir une séance de travail informelle d’une heure, en préambule à la réunion du conseil du Mercosur, qui se déroulera au ministère brésilien des Affaires étrangères.

“Personne n’a de réponse immédiate. Nous n’avons pas l’illusion que nous allons résoudre tous les problèmes”, a averti le chef de la diplomatie brésilienne, Celso Amorim. “La réunion sera destinée à échanger nos expériences et discuter sur les actions futures que nous pourrons adopter de façon coordonnée et transparente”, a-t-il poursuivi.

Ce rendez-vous extraordinaire intervient après la semaine noire vécue par les marchés latino-américains, notamment au Brésil et en Argentine, confrontés à la menace d’une baisse de leurs exportations.

L’annonce par la banque centrale du Brésil (BCB) d’une nouvelle injection de 50 milliards de dollars pour soutenir le real n’a eu que peu d’effet, tandis que le projet argentin de nationaliser le système privé de retraites a aggravé l’agitation des marchés.

Désireux de préserver “le patrimoine de l’intégration” sud-américaine, M. Amorim a appelé les pays du Mercosur à ne pas se laisser séduire par la tentation du protectionnisme. “Les mesures protectionnistes ne sont jamais bonnes, car elles génèrent toujours plus de mesures protectionnistes. Nous avons confiance et espoir que cela n’arrivera pas”, a-t-il dit.

Les pays associés au Mercosur (Chili, Bolivie, Pérou, Equateur et Colombie), ainsi que le Venezuela, en cours d’adhésion, ont également été invités à ce mini-sommet régional. Avec l’intégration du Venezuela, ce bloc commercial représente un géant de 12,7 millions de km2, plus de 250 millions d’habitants et 75% du produit intérieur brut sud-américain, soit 1.000 milliards de dollars.

Un diplomate brésilien, interrogé par l’AFP, a souligné “l’importance de cette réunion”. “Je n’ai pas souvenir d’une occasion où dix pays sud-américains se sont réunis de façon extraordinaire pour discuter d’une crise ponctuelle”.

“La présence des présidents des banques centrales aux côtés des ministres témoigne du haut niveau technique des débats”, a-t-il ajouté, soulignant que tous les pays avaient confirmé l’envoi de représenants de haut niveau.

Les chefs d’Etat de l’ensemble de l’Amérique latine cette fois auront l’occasion de se retrouver mercredi lors du sommet ibéro-américain qui réunira au Salvador les dirigeants de la région, de l’Espagne et du Portugal.

 

 

La bourse de Buenos Aires devisse après l’annonce du projet de nationalisation des retraites

Source: Associated Press

L’indice Merval de la bourse de Buenos Aires a plongé mercredi au lendemain de l’annonce présidentielle d’un projet de nationalisation du système privé de retraite.

L’indice a clôturé en baisse de 10,1% à 941 points, après une dégringolade de près de 11% mardi.

La présidente Cristina Fernandez a fait état mardi soir du projet gouvernemental visant à capter près de 30 milliards de dollars gérés par les sociétés privées de retraite, afin de protéger les retraités de la crise financière internationale.

D’autres places financières ont également chuté mercredi en Amérique. Au Brésil, l’indice Ibovespa a clôturé en recul de 10,2% à 35.070 points en raison des craintes qu’une récession mondiale porte un coup d’arrêt à la croissance. Les opérations ont été automatiquement suspendues à la bourse de Sao Paulo pendant une demi-heure suite au plongeon de l’indice de 10% à 35.128 points, tandis que le réal a glissé à 2,4 face au dollar (contre 2,2 mardi).

Le président de la Banque centrale Henrique Meirelles avait annoncé mardi que le Brésil avait dépensé 22,9 milliards de dollars pour tenter de stabiliser sa monnaie face au billet vert depuis le début de la crise financière internationale.

Au Mexique, l’indice IPC a dévissé de 7% à 18.787 points. Il s’agit du plus fort recul enregistré depuis 2000. Au Chili, l’indice IPSA a fléchi de 5,9% à 2.392 points, alors que l’IGBC en Colombie clôturait en baisse de 4,9% à 7.285 points. AP

cr/v633/712/702/709/790

Le roi Abdallah II visitera l’Argentine dans le cadre de sa tournée latino-américaine

SANTIAGO, 21 octobre (Xinhua) — Le Chili et la Jordanie ont  signé lundi quatre accords destinés à promouvoir la coopération  bilatérale dans divers domaines.

Les accords concernant les domaines des travaux publics, du  commerce, du tourisme, de la culture et des sciences ont été  signés par la présidente chilienne Michelle Bachelet et le roi de  Jordanie en visite Abdallah II.

“Il est très important que la coopération ne se fasse pas  seulement entre le Chili et la Jordanie, mais également entre les  secteurs privés des deux Etats”, a souligné Mme Bachelet à  l’issue d’une rencontre avec le souverain jordanien au palais  présidentiel La Moneda.

“La Jordanie pourrait être une excellente plate-forme  d’affaires entre le Moyen-Orient, l’Amérique latine et  l’Asie-Pacifique”, a fait remarquer le chef d’Etat chilien.

“Nous réaffirmons notre attachement aux normes et aux principes du droit international, notamment à la résolution pacifique des  différends et à la condamnation de l’usage de la force et de la  menace d’y recourir”, a poursuivi la présidente chilienne, au  sujet de la situation au Moyen-Orient.

Le roi Abdallah II est arrivé dimanche au Chili à la tête  d’une délégation d’hommes d’affaires dans le cadre de la toute  première tournée latino-américaine du souverain jordanien, qui le  conduira par la suite en Argentine, au Brésil, au Costa Rica, au  Honduras et à Cuba.

Mardi, le roi Abdallah II doit prononcer un discours sur le  monde arabe et participer à un forum d’hommes d’affaires en  compagnie des membres de sa délégation.

Source: Source Xinhua Press Agency

Cristina Kirchner en Afrique du Nord

La Présidente Argentine Cristina Kirchner entreprendra du 17 au 22 novembre une tournée en Afrique du Nord au cours de laquelle elle visitera l’Algérie, le Maroc, l’Égypte et la Libye, a annoncé vendredi le ministère des Affaires étrangères. Pendant cette visite, Mme Kirchner sera accompagnée d’une importante délégation d’hommes d’affaires. Vendredi, quelque 150 d’entre eux, souhaitant accompagner le chef de l’État, ont participé à une réunion préparatoire au siège du ministère à Buenos Aires, en présence des ambassadeurs des pays concernés.

Selon un communiqué, la tournée a pour but d’augmenter les exportations argentines en direction de ces pays, en particulier dans les secteurs de l’agroalimentaire, des médicaments, des véhicules, des machines agricoles, des plastiques, des équipements électriques, des textiles, du bois et des meubles. Les échanges entre Argentine et l’Algérie ont augmenté de 400% entre 2002 et 2007, tandis que les exportations argentines vers ce pays pour le premier semestre 2008 se sont élevées à 606 millions de dollars, contre 765 millions pour toute l’année précédente

Rencontre Russie-Argentine: Moscou et Buenos Aires parlent défense et espace

(Buenos Aires), RIA Novosti, 15/10 – 11h16

L’Argentine souhaite acheter des hélicoptères russes et envoyer un de ses cosmonautes dans l’espace, ont appris des journalistes à l’issue des négociations que le secrétaire du Conseil russe de sécurité Nikolaï Patrouchev a mené à Buenos Aires.

M.Patrouchev a rencontré en Argentine le premier ministre, le chef de la diplomatie, la ministre de la Défense, et le secrétaire du Service de renseignements.

La préparation conjointe des effectifs militaires et l’achat d’armements russes dont “les hauts paramètres et la qualité sont bien connus ici” ont été évoqués au cours de l’entretien avec la ministre de la Défense Nilda Garré, a indiqué M. Patrouchev à RIA Novosti.

“Un éventuel achat en Russie d’hélicoptères lourds a été discuté”, a précisé Jorge Bernetti, porte-parole du ministère argentin de la Défense, ajoutant “que des schémas souples de financement avaient été proposés. Ces hélicoptères peuvent franchir jusqu’à 1.500 km, en Arctique comme en Antarctique, atterrir sur les plus hauts sommets du Caucase et fonctionner sans souci en hiver en Sibérie où la température atteint parfois 60 degrés au-dessous de zéro”.

Une éventuelle préparation des aviateurs argentins pour des vols spatiaux a également été abordée pendant les entretiens à Buenos Aires.

Le 4 novembre aura lieu une rencontre des experts des deux pays visant à préparer la première séance de la Commission conjointe pour la coopération militaire et technique. La séance de la Commission est prévue pour les 17 et 18 novembre.

Selon M.Bernetti, la délégation russe s’est montrée intéressée par une participation en qualité d’observateur à l’Union des nations sud-américaines (UNASUR) et à l’Association latino-américaine des Centres de maintien de la paix (ALCOPAZ).

Le secrétaire du Conseil russe de sécurité Nikolaï Patrouchev a évalué de façon positive la coopération de la Russie et de l’Argentine dans le domaine de l’atome pacifique, de l’énergie, de l’espace, des nanotechnologies et des ressources énergétiques. Selon lui, les Argentins envisagent d’utiliser les bateaux brise-glace russes pour envoyer du fret à leurs bases polaires en Antarctique.

Selon Nikolaï Patrouchev, les Argentins ont traité “avec compréhension” les informations sur l’opération visant à contraindre la Géorgie à la paix dans le Caucase.

> Lien vers l’article

L’Amérique latine mobilisée au chevet de la Bolivie

LE MONDE | 17.09.08 | 09h48  •  Mis à jour le 17.09.08 | 11h02

Par Jean-Pierre Langellier (avec Christine Legrand à Buenos Aires)

La Bolivie n’est pas un pays, c’est un problème !”, s’exclamait l’écrivain américain John Gunther dans les années 1940, en évoquant l’instabilité chronique dont elle avait souffert depuis son indépendance en 1825. Ces jours-ci, le “problème” bolivien inquiète vivement l’Amérique du Sud, qui s’en est saisie.

Le sous-continent est résolu à éviter que le conflit entre le président de gauche Evo Morales – premier chef de l’Etat bolivien à revendiquer son origine amérindienne – et ses opposants, conduits par les gouverneurs de cinq provinces hostiles à ses réformes agraires, fiscales et constitutionnelles, ne dégénère en guerre civile.

Les voisins de la Bolivie ont exprimé leurs craintes et leurs espoirs, lundi 15 septembre à Santiago du Chili, au terme d’un sommet de l’Union des nations sud-américaines (Unasur). Cet organisme, créé au mois de mai, se veut une instance “de premier recours” dans la prévention des conflits. Il permet d’éviter, autant que possible, de saisir l’Organisation des Etats américains (OEA), dont les Etats-Unis font partie. Manière d’affirmer pour les douze pays d’Amérique du Sud qu’ils peuvent régler eux-mêmes leurs problèmes régionaux.

Adoptée à l’unanimité à l’issue du sommet, “la déclaration de la Moneda” – du nom du palais présidentiel à Santiago – est aussi ferme sur le fond que modérée dans la forme. Elle est empreinte du pragmatisme des deux dirigeants qui l’ont principalement inspirée, la présidente chilienne Michelle Bachelet et son homologue brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva.

Les présidents sud-américains expriment leur “soutien ferme et total” à M. Morales, qui “a vu son mandat confirmé à une ample majorité” (67 %) lors d’un référendum le 10 août, tout en l’encourageant à poursuivre le dialogue avec ses opposants. Ils appellent au respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la démocratie, en déniant à l’avance toute légitimité à un éventuel “coup d’Etat civil”. Ils décident l’envoi en Bolivie d’une commission qui aidera au travail d’une table ronde placée sous l’autorité du gouvernement de La Paz.

SILENCE SUR LES ETATS-UNIS

La déclaration adoptée à Santiago ne souffle mot des Etats-Unis, avec lesquels trois pays, au moins, sont pourtant en délicatesse ou en conflit ouvert. La Bolivie a expulsé, le 14 septembre, l’ambassadeur des Etats-Unis à La Paz. Le Venezuela a fait de même par solidarité. La présidente argentine, Cristina Kirchner, accuse Washington d’utiliser un procès en cours à Miami pour déstabiliser son régime. Un procureur fédéral américain affirme qu’un homme d’affaires a tenté d’introduire en août 2007, dans une valise, près de 800000 dollars destinés à la campagne électorale de Mme Kirchner, ce que cette dernière dément.

Ce silence sur les Etats-Unis a été voulu notamment par le Chili et le Brésil. “Nous ne cherchons d’affrontement avec personne”, a souligné le chef de la diplomatie chilienne, Alejandro Foxley. A Brasilia, on estime que l’expulsion de l’ambassadeur à La Paz n’a fait qu’exacerber inutilement la tension. Le président socialiste équatorien, Rafael Correa, allié d’Evo Morales, a admis lui-même “n’avoir aucune grande preuve” d’une ingérence des Etats-Unis dans le conflit bolivien. Un conflit politique grave et complexe, dont l’origine, et le traitement, sont d’ordre interne.

Cette crise attire l’attention sur le rôle grandissant du Brésil et de son président. Fort du poids démographique et économique de son pays, Luiz Inacio Lula da Silva se comporte en leader régional. Il a les atouts pour exprimer un consensus et exercer une influence modératrice acceptable à l’intérieur du sous-continent comme àl’extérieur, notamment aux Etats-Unis.

Il jouit chez lui, après six ans de pouvoir, d’une popularité inoxydable (64 % d’opinions favorables). Il est respecté en Amérique du Sud et à Washington. En Bolivie, il bénéficie de la confiance des deux camps. Initialement sceptique sur le sommet de Santiago, il y a participé pour deux raisons essentielles. Le Brésil importe de Bolivie la moitié du gaz qu’il consomme. Il redoute que l’instabilité chez son voisin perturbe à nouveau, comme ce fut le cas récemment, son approvisionnement en énergie.

Surtout, le président brésilien ne voulait pas, par son absence, laisser le champ libre au turbulent Hugo Chavez. Pratiquer la “chaise vide” à Santiago aurait permis au président vénézuélien de tisonner un peu plus, par sa rhétorique bolivarienne, un conflit qu’il avait déjà attisé, en menaçant, entre autres, d’intervenir militairement, en cas de besoin, à la rescousse de son allié bolivien. Faire contrepoids à M. Chavez en Amérique du Sud est devenu une préoccupation récurrente du président Lula. Cette lutte d’influence feutrée n’est pas le moindre enjeu de l’actuelle crise bolivienne.



Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.