Archive pour la catégorie 'politique'

Madonna, Ingrid Betancourt et Cristina Kirchner

Dans un registre people qui en dit long sur la tendance à la personnalisation du pouvoir qui ronge l’Argentine, comme de nombreux pays dont la France, voici une photo de la présidente Cristina Kirchner mettant en scène Madona et Ingrid Betancourt. Sacré coup de pub pour la présidence argentine !

DR/ Argentina Presidency.

Les spécialistes du story telling pourrait analyser cela en profondeur et de manière plus détaillée que nous ne le ferons.

Interrogeons donc la ménagère américaine, qu’elle ait voté au non pour Obama, à la lecture d’un célèbre magazine people américaine, elle apprendra que Madonna, après son séjour au Mexique, ce si beau pays également, où elle a rencontré Alex Rodriguez, visitait l’Argentine, pays où ella a filmé en 1996 Evita. Elle decouvrira peut être l’existence de Cristina serrant la main d’Ingrid.

Plus sérieusement, Madonna  a donc assisté mercredi 3 décembre à une réunion “toute présidentielle” en présence de l’ex-otage de la guerilla colombienne (FARC) Ingrid Betancourt. Les américains appeleraient ca un “meet-and-greet” où l’on pourrait se demander ce que vient faire Cristina Kirchner dans tout ça ?  Ah, quelle vie celle des tournées promotionnelles. Dure la vie people. Nous enquêterons tout de même pour connaître le fondement politique et l’utilité sociale de ce G3.

La présidente argentine nomme un nouveau chef de l’armée

D’après l’Agence French Xinhuanet.com, nous apprenons que la présidente argentine Cristina Fernandez a nommé vendredi le général Luis Alberto Pozzi  chef d’état-major de l’armée. Nous reviendrons sur cette information prochainement et la mettrons en perspective.

A l’heure actuelle, nous savons juste que le chef du cabinet Sergio Massa a fait cette annonce lors d’une conférence de presse. M. Pozzi remplacera le général Roberto Bendini qui a  demandé sa retraite après que le processus judiciaire commence à  enquêter suite à des accusations à son encontre selon lesquelles  il aurait détourné quelque 200.000 dollars américains du trésor  argentin.

S’il est jugé coupable, M. Bendini devra faire huit ans de  prison.

Selon le gouvernement argentin, M. Bendini a présenté jeudi sa  démission.

L’Amérique latine mobilisée au chevet de la Bolivie

LE MONDE | 17.09.08 | 09h48  •  Mis à jour le 17.09.08 | 11h02

Par Jean-Pierre Langellier (avec Christine Legrand à Buenos Aires)

La Bolivie n’est pas un pays, c’est un problème !”, s’exclamait l’écrivain américain John Gunther dans les années 1940, en évoquant l’instabilité chronique dont elle avait souffert depuis son indépendance en 1825. Ces jours-ci, le “problème” bolivien inquiète vivement l’Amérique du Sud, qui s’en est saisie.

Le sous-continent est résolu à éviter que le conflit entre le président de gauche Evo Morales – premier chef de l’Etat bolivien à revendiquer son origine amérindienne – et ses opposants, conduits par les gouverneurs de cinq provinces hostiles à ses réformes agraires, fiscales et constitutionnelles, ne dégénère en guerre civile.

Les voisins de la Bolivie ont exprimé leurs craintes et leurs espoirs, lundi 15 septembre à Santiago du Chili, au terme d’un sommet de l’Union des nations sud-américaines (Unasur). Cet organisme, créé au mois de mai, se veut une instance “de premier recours” dans la prévention des conflits. Il permet d’éviter, autant que possible, de saisir l’Organisation des Etats américains (OEA), dont les Etats-Unis font partie. Manière d’affirmer pour les douze pays d’Amérique du Sud qu’ils peuvent régler eux-mêmes leurs problèmes régionaux.

Adoptée à l’unanimité à l’issue du sommet, “la déclaration de la Moneda” – du nom du palais présidentiel à Santiago – est aussi ferme sur le fond que modérée dans la forme. Elle est empreinte du pragmatisme des deux dirigeants qui l’ont principalement inspirée, la présidente chilienne Michelle Bachelet et son homologue brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva.

Les présidents sud-américains expriment leur “soutien ferme et total” à M. Morales, qui “a vu son mandat confirmé à une ample majorité” (67 %) lors d’un référendum le 10 août, tout en l’encourageant à poursuivre le dialogue avec ses opposants. Ils appellent au respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la démocratie, en déniant à l’avance toute légitimité à un éventuel “coup d’Etat civil”. Ils décident l’envoi en Bolivie d’une commission qui aidera au travail d’une table ronde placée sous l’autorité du gouvernement de La Paz.

SILENCE SUR LES ETATS-UNIS

La déclaration adoptée à Santiago ne souffle mot des Etats-Unis, avec lesquels trois pays, au moins, sont pourtant en délicatesse ou en conflit ouvert. La Bolivie a expulsé, le 14 septembre, l’ambassadeur des Etats-Unis à La Paz. Le Venezuela a fait de même par solidarité. La présidente argentine, Cristina Kirchner, accuse Washington d’utiliser un procès en cours à Miami pour déstabiliser son régime. Un procureur fédéral américain affirme qu’un homme d’affaires a tenté d’introduire en août 2007, dans une valise, près de 800000 dollars destinés à la campagne électorale de Mme Kirchner, ce que cette dernière dément.

Ce silence sur les Etats-Unis a été voulu notamment par le Chili et le Brésil. “Nous ne cherchons d’affrontement avec personne”, a souligné le chef de la diplomatie chilienne, Alejandro Foxley. A Brasilia, on estime que l’expulsion de l’ambassadeur à La Paz n’a fait qu’exacerber inutilement la tension. Le président socialiste équatorien, Rafael Correa, allié d’Evo Morales, a admis lui-même “n’avoir aucune grande preuve” d’une ingérence des Etats-Unis dans le conflit bolivien. Un conflit politique grave et complexe, dont l’origine, et le traitement, sont d’ordre interne.

Cette crise attire l’attention sur le rôle grandissant du Brésil et de son président. Fort du poids démographique et économique de son pays, Luiz Inacio Lula da Silva se comporte en leader régional. Il a les atouts pour exprimer un consensus et exercer une influence modératrice acceptable à l’intérieur du sous-continent comme àl’extérieur, notamment aux Etats-Unis.

Il jouit chez lui, après six ans de pouvoir, d’une popularité inoxydable (64 % d’opinions favorables). Il est respecté en Amérique du Sud et à Washington. En Bolivie, il bénéficie de la confiance des deux camps. Initialement sceptique sur le sommet de Santiago, il y a participé pour deux raisons essentielles. Le Brésil importe de Bolivie la moitié du gaz qu’il consomme. Il redoute que l’instabilité chez son voisin perturbe à nouveau, comme ce fut le cas récemment, son approvisionnement en énergie.

Surtout, le président brésilien ne voulait pas, par son absence, laisser le champ libre au turbulent Hugo Chavez. Pratiquer la “chaise vide” à Santiago aurait permis au président vénézuélien de tisonner un peu plus, par sa rhétorique bolivarienne, un conflit qu’il avait déjà attisé, en menaçant, entre autres, d’intervenir militairement, en cas de besoin, à la rescousse de son allié bolivien. Faire contrepoids à M. Chavez en Amérique du Sud est devenu une préoccupation récurrente du président Lula. Cette lutte d’influence feutrée n’est pas le moindre enjeu de l’actuelle crise bolivienne.

Accord énergétique entre Brésil et Argentine

Le Président brésilien Lula da Silva et Cristina Fernandez Kirchner ont signé lundi un accord énergétique et financier qui prévoit la construction d’un barrage hydroélectrique commun sur le fleuve Uruguay. Il devrait coûter deux milliards de dollars et présentera une capacité de plus de 2000 megawatts. Par ailleurs, Lula a annoncé que la production du véhicule militaire léger Gaucho, élaboré par les armées brésilienne et argentine, débuterait l’an prochain. Le président brésilien a aussi invité l’Argentine à participer à la construction des infrastructures dont le Brésil a besoin pour exploiter les importants gisements de pétrole qu’il a découverts l’an passé.

Le Brésil et l’Argentine ont decidé ne plus utiliser le dollar américain comme monnaie de référence dans leurs échanges bilatéraux, qui s’éleveront à 30 milliards de dollars cette année.

Cet accord vise également à montrer que l’Argentine et le Brésil, tous deux membres du Mercosur, sont unis dans les négociations commerciales avec l’Union européenne, dites du cycle de Doha, après l’échec de juillet dernier.

Chavez et Kirchner cités dans un procès pour corruption

09.09.08 | 23h05 |Les présidents du Venezuela Hugo Chavez et d’Argentine Cristina Kirchner ont été cités mardi dans un procès à Miami où comparaissent quatre personnes accusées d’être des agents du gouvernement vénézuélien mêlés à une affaire de contrebande en Argentine.

Les trois Vénézuéliens et un Uruguayen –Moises Maionica, Franklin Duran, Carlos Kauffmann, Rodolfo Edgardo Wanseele Paciello– sont notamment accusés par les Etats-Unis d’avoir agi à Miami en tant qu’agents du Venezuela afin de faire pression sur l’homme d’affaires vénézuélien Guido Antonini Wilson, qui avait introduit près de 800.000 dollars non déclarés en Argentine en août 2007, pour cacher la provenance et la destination de cet argent.

Il s’agissait “d’argent destiné à la campagne présidentielle de la candidate d’alors en Argentine Cristina Kirchner”, a dit lundi le procureur Thomas Mulvihill en présentant au jury les arguments de l’accusation.

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